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La psychothérapie

Peinture colorée représentant une scène symbolique avec une figure assise dans une maison et une figure lumineuse à l’extérieur, tons bleus et jaunes, format paysage.

"Le visiteur attendu", Arcabas

Comment en arrive-t-on là

Avant même la décision de consulter un thérapeute, quel qu’il soit, tout un travail intérieur a déjà eu lieu. Avant de choisir la personne, avant de le contacter... Ce travail a pris peut-être des semaines, peut-être des années. Il est silencieux, invisible, alors mettons-le un peu à l’honneur.

Quelques exemples d’avec quoi et comment on arrive en thérapie :
• En pleine tempête : une période de souffrance, des épreuves importantes qui chamboulent toute la vie
• En temps de calme : pour faire le point, aller en profondeur, aborder des questions conséquentes
• Souvent, une question qui mûrit depuis longtemps, en filigrane
• A reculons, sur le fort conseil de parents, conjoints, enfants…

L’état intérieur dans lequel on arrive n’est jamais tout à fait neutre. On peut reconnaître en soi :
• Une certaine urgence
• Une tension intérieure, voire une angoisse décuplée
• Les problèmes qui nous font consulter qui s’aggravent soudainement ou se manifestent fortement
• Des pensées et des actions qui vont en sens inverse, parfois très fortement : c’est pas pour moi, j’ai plus le temps, plus l’argent, je m’engage soudainement dans un nouveau projet qui va me demander toute mon attention… etc
• Des sentiments ambivalents

Tout ce remue-ménage est signe d’une double bonne nouvelle : premièrement, quand un choix est juste, mais aussi important, le plus souvent il entraîne, immédiatement après l’impression d’avoir fait un bon choix, une série de doutes et d’intranquillités. Deuxièmement, ce qui attendait d’être écouté, travaillé, se réveille et s’active, chatouillant au passage ce qui préfèrerait que tout cela reste bien tranquille au fond du placard, qui s’active aussi. Il y a conflit ! Bonne nouvelle, c’est vivant. Le tout est que le désir soit plus fort que l’angoisse.

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Avec les mineurs, l'adulte qui l'accompagne, le parent le plus souvent, porte pour son enfant une demande. Ce peut être à la suite d'évènements difficiles voire violents, au coeur de la crise ou après (séparation des parents, deuil, violences scolaires...). Ce peut être en raison d'un mal-être qui s'installe, qui se répercute sur le sommeil, l'appétit, l'énergie, les relations, le travail scolaire... S'il est important que cette démarche soit discutée en amont avec l'enfant, il arrive que certains viennent contre leur gré. Nous verrons alors ensemble s'il est possible de faire quelque chose d'intéressant du temps qui nous est donné !

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